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Historique

  

Historique de l'activité minière dans le secteur


Plusieurs sites miniers ont été exploités dans la région de Salsigne depuis l'Antiquité.

La découverte de l'or date de 1892  mais son exploitation a débuté au début du siècle. Plusieurs concessions ont été attribuées mais celle de Salsigne devient assez vite prépondérante.

Le district minier de Salsigne s'étend sur environ 200 km carrés.
Il comprend sept concessions dont toutes ne portèrent pas sur l'exploitation de l'or :

  • 1877 : concession de Salsigne ; 278 ha ; fer, pyrite ; arrêt en 1914, reprise en 1924,
  • 1879 : concession de la Caunette ; 87 ha,
  • 1898 : concession de Villanière - Narteau ; 684 ha ; mispickel ; arrêt 1914-1918,
  • 1902 : concession de Lastours ; 884 ha ; cuivre, plomb, argent,
  • 1913 : concession de Malabau ; 725 ha ; mispickel, or, argent, cuivre,
  • 1922 : concession de Villardonnel ; 386 ha ; mispickel, cuivre, fer
  • 1923 : concession de Pujol ; 934 ha ; pyrite, cuivre et fer.

La construction de l'usine de traitement de la Combe du Saut date de 1909. Plusieurs exploitants de ce site se sont succédés pour aboutir à la suite actuelle :

  • SEPS : Société d'Exploitation de la Pyrométallurgie de Salsigne est en liquidation judiciaire depuis 1996,
  • SNC Lastours : société qui a retraité les anciens stériles stockés sur le site de la Combe du Saut a cessé son activité en 1997,
  • MOS (Mine d'Or de Salsigne) exploite jusqu'en 2004 la mine de Salsigne et a construit ses propres installations de traitement sur le site de la Combe du Saut.

Différents procédés se sont succédés durant plus de 90 ans. On peut les classer en deux grands types :

  1. L'hydrométallurgie : Ces procédés reposent sur le broyage et la séparation des sulfures métalliques du minerai et de la gangue sans transformation chimique, à l'exception de la cyanuration qui ne provoquait que des complexes entre les cyanures et l'or ou l'argent.
  2. La pyrométallurgie : Ces procédés consistent en un chauffage du minerai qui engendre un changement d'état des constituants et une transformation des sulfures en oxydes. Ils permettent une séparation entre les éléments volatils (soufre, arsenic, bismuth, antimoine, plomb, une faible part du cuivre) et ceux qui le sont moins (fer, silicium, aluminium, cuivre, argent et or). Les éléments plus volatils se retrouvent dans les fumées sous formes de produits purifiés (présentant des concentrations élevées) issus de cette séparation très sélective des oxydes

Au total jusqu'en juin 2001, 12,2 millions de tonnes de minerai ont été traités sur le site pour produire 830 000 tonnes de matériaux commercialisés. L'inventaire des déchets du site (plages de l'Artus et de Montredon incluses) atteint une masse totale d'environ 11,6 millions de tonnes.

Les impacts du site ont été notables dans le passé et notamment avant la réalisation de dispositifs de traitement efficaces des eaux et des fumées (aux environs des années 1970) et lors de la modification du dispositif de traitement par SEPS (1992-1996).


. Chronologie
( PDF - 15K - )

. Le minerai
( PDF - 13K - )

. Pyrométallurgie
( PDF - 16K - )

. Les procédés
( PDF - 23K - )

. La production
( PDF - 26K - )

. Historique du traitement des eaux
( PDF - 18K - )

. Evaluation des rejets atmosphériques
( PDF - 23K - )

. Photos aériennes


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