 - Se nourrir est vital, protéger le climat de notre planète doit l'être aussi
L’alimentation est un poste important dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) de chaque citoyen car, en moyenne, un repas équivaut à émettre 3 kg équivalent CO2. (1) Cela s’explique par le fait qu’un aliment engendre des émissions de GES pour le cultiver ou le produire, le transformer, le conserver, l’emballer et le transporter avant d’arriver enfin dans notre assiette. À toutes ces étapes du processus de fabrication, les émissions de GES sont importantes, notamment celles provoquées par l’utilisation de l’énergie. Une partie de l’énergie consommée à la maison est également liée à l’alimentation : réfrigérateur, congélateur, plaques ou four pour la cuisson, sans oublier d’autres appareils électroménagers.
(1) - Équivalent CO2 : mesure des émissions de tous les gaz à effet de serre en les rapportant à l’unité CO2. Ainsi 1 Kg de méthane = 21 Kg de CO2 et 1 Kg de protoxyde d’azote = 310 Kg de CO2.
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Exemple : Itinéraire d'un steak haché et émission de gaz à effet de serre (GES)
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En agriculture, les émissions de GES sont principalement dues à trois d'entre eux :
- Le protoxyde d’azote (N2O) issu des sols agricoles du fait des engrais azotés qui sont épandus pour maximiser le rendement des cultures.
- Le méthane (CH4) émis par l’élevage : les ruminants (vaches, moutons, chèvres) ont une digestion avec 4 estomacs qui les fait rejeter du méthane (pets et rots).
- Le dioxyde de carbone (CO2) est produit par l’utilisation de carburant pour les engins agricoles, pour chauffer les serres et les bâtiments d’élevage et pour la fabrication des engrais. L’agriculture a par ailleurs la possibilité de capter et stocker le CO2 dans les forêts et les sols.
Plus le produit alimentaire est transformé, plus cela est coûteux en énergie et gaz frigorigène – puissant GES – pour la conservation. Plus des deux tiers des emballages que nous consommons sont des emballages alimentaires. Or, ils demandent beaucoup d’énergie pour être fabriqués et retraités. Certains aliments comme les surgelés ont un impact important sur le climat car, pour les conserver, il faut les maintenir à basse température (de la production à la consommation). Le principal problème réside donc dans les fuites de gaz frigorigène (gaz fluorés qui sont de puissants GES). Le transport des produits alimentaires sur des milliers de kilomètres pour les amener aux consommateurs contribue fortement aux émissions de GES.
- Transport entre le producteur, transformateur et lieu de vente : selon les modes de transport, les aliments auront une note plus ou moins salée en GES. Ainsi, le transport par avion est environ 40 fois plus émetteur que le transport par bateau ! Le transport routier (camions) est 4 fois plus émetteur que le transport ferroviaire et 6 fois plus que le transport fluvial.
- Transport des aliments du lieu de vente au domicile : faire ses courses en voiture est 3 fois plus polluant que de prendre les transports en communs. Le vélo et la marche, quant à eux, n’émettent aucun gaz à effet de serre !
| Bon à savoir- Parcours d'un pot de yaourt à la fraise
Un pot de yaourt à la fraise peut parcourir plus de 9 000 km, si on prend en compte le trajet parcouru par chacune des matières premières fraises, lait, levures, sucre, pot, couvercle, étiquettes…) et celui jusqu’au domicile du consommateur.
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