L’effet de serre est un phénomène naturel qui permet la vie sur Terre. En effet, plusieurs gaz (dits gaz à effet de serre : GES) forment une « barrière » autour de la surface du globe permettant de retenir la chaleur du soleil renvoyée par la Terre. Il suffit d’imaginer notre planète comme une serre de jardinier : les GES agissent comme les vitres qui retiennent la chaleur, réchauffant l’intérieur de la serre. L’effet de serre naturel permet donc à notre planète d’avoir une température moyenne de +15°C à sa surface. Sans cela, il y ferait -18°C et toute vie serait alors impossible !
Mais voilà… Notre mode de vie engendre des émissions de GES en quantité largement supérieure à ce que la planète peut recycler.
Ces GES supplémentaires s’accumulent donc dans l’atmosphère et retiennent davantage de chaleur qu’à l’état naturel. C’est ce qu’on appelle l’effet de serre « additionnel », qui provoque le réchauffement de l’atmosphère et dérègle nos climats.
Au cours du seul XXe siècle, notre planète s’est réchauffée de +0,6°C. Ce chiffre peut paraître dérisoire mais le système climatique étant très sensible, il réagit à quelques degrés de variation. Le niveau moyen des océans s’est élevé de 15 cm et les événements météorologiques extrêmes (canicules, sécheresses, inondations, tempêtes… ) n’ont jamais été aussi nombreux et intenses. Les scientifiques estiment que la hausse de la température moyenne pourrait atteindre 5,8°C d’ici 100 ans, écart de température équivalent à ce qui nous sépare de la dernière période glaciaire.